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SODIACAM propose notamment :

  • Accompagnement administratif.
  • Orientation des primo-arrivants.
  • Soutien aux demandeurs d'asile.
  • Accompagnement social.
  • Aide à l'insertion professionnelle.
  • Collectes de dons.
  • Actions humanitaires.
  • Organisation de projets communautaires.
  • Sensibilisation et formation.
  • Mise en relation avec les partenaires institutionnels.



« Tuberculose en prison au Cameroun : quand la détention devient une condamnation à mort »

Dans les prisons du Cameroun, des hommes et des femmes meurent d'une maladie que l'on sait pourtant guérir depuis des décennies : la tuberculose.

Entassés dans des cellules surpeuplées à plus de 140 % de leur capacité, mal ventilées, où la nourriture manque et où l'on ne compte parfois qu'un seul médecin pour plus de 1 300 détenus, des milliers de prisonniers vivent chaque jour avec la peur d'être contaminés. Certains le sont déjà. D'autres attendent un traitement qui n'arrive jamais, faute de moyens.

Ce ne sont pas des chiffres. Ce sont des vies.

Un père de famille en détention provisoire, qui n'a même pas encore été jugé. Un jeune homme dont la toux s'aggrave de semaine en semaine, sans accès à un diagnostic. Un détenu déjà affaibli par le VIH, pour qui la tuberculose est une sentence de mort silencieuse.

Ce que votre don peut changer

Votre générosité peut permettre de :

  • Financer le dépistage — tests de crachat, campagnes de détection précoce dans les cellules
  • Fournir des traitements — médicaments antituberculeux de première ligne, souvent introuvables dans les prisons reculées
  • Améliorer la nutrition — repas complémentaires pour les malades, dont l'organisme affaibli a besoin de force pour guérir
  • Soutenir le personnel médical — équipements de protection, formation, renfort des infirmiers en milieu carcéral
  • Isoler les cas contagieux — pour freiner la propagation dans des cellules où l'air circule à peine

Pourquoi agir maintenant

La tuberculose se soigne. Mais sans dépistage, sans médicaments, sans conditions d'hygiène minimales, elle continue de se propager silencieusement — et de tuer des hommes qui, pour beaucoup, n'ont même pas encore été condamnés.

Chaque don, quel que soit son montant, contribue directement à sauver une vie derrière ces murs.

Aujourd'hui, un geste de votre part peut être la différence entre la maladie qui gagne et la vie qui continue.

 

 

La tuberculose dans les prisons camerounaises : une menace silencieuse

La tuberculose dans les prisons camerounaises : une menace silencieuse

Dans les prisons du Cameroun, la tuberculose n'est pas un problème isolé mais la conséquence directe de conditions de détention extrêmement dures. La surpopulation carcérale y est chronique : dès 2013, le pays comptait environ 24 000 détenus pour des établissements largement sous-dimensionnés, avec un taux d'occupation moyen avoisinant 140 % dans la plupart des prisons. Un exemple resté emblématique est celui de la prison de New Bell à Douala, qui, conçue pour 800 détenus, en accueillait près de 3 000 au début des années 2000, obligeant certains prisonniers à dormir à même le sol, parfois dans les toilettes ou hors des cellules

 

Un terrain propice à la contamination

Un terrain propice à la contamination

Cette promiscuité extrême se conjugue à des conditions sanitaires déplorables : cellules très peu ventilées, hygiène défaillante et malnutrition endémique, en particulier dans les prisons les plus reculées. Ce sont précisément les facteurs qui favorisent la transmission du bacille de la tuberculose, une maladie qui se propage par voie aérienne. Selon les organisations de défense des droits humains, les maladies contagieuses comme la tuberculose, la gale ou le typhus se répandent sans contrôle dans plusieurs établissements.

 

Les chiffres donnent la mesure du problème.

Les chiffres donnent la mesure du problème. Une étude a estimé qu'au moins 15 % des détenus camerounais sont atteints de tuberculose, un taux considérable comparé à la population générale. Officiellement, le ministère de la Santé publique a recensé 316 cas de tuberculose suivis dans les prisons du pays en 2021. Des campagnes de dépistage de masse menées en 2018 dans 39 établissements ont permis d'identifier des milliers de cas suspects, confirmant l'ampleur du phénomène.

La vie quotidienne des détenus malades

La vie quotidienne des détenus malades

Pour un prisonnier atteint de tuberculose, la maladie s'ajoute à des conditions de vie déjà éprouvantes. L'accès aux soins est extrêmement limité : on ne compte qu'un seul médecin pour 1 335 détenus, et les médicaments manquent cruellement. Beaucoup de malades ne bénéficient d'aucune prise en charge adaptée, la maladie continuant d'évoluer faute de traitement, de suivi médical régulier ou d'une alimentation suffisante pour soutenir leur organisme affaibli. Certains décès ont été directement attribués à la tuberculose en détention, illustrant la gravité de la situation lorsque les soins font défaut.

Un risque qui pèse sur tous les détenus

Un risque qui pèse sur tous les détenus

Le danger ne se limite pas aux malades déjà diagnostiqués. Dans un espace confiné où l'air circule mal et où des dizaines de personnes partagent la même cellule, chaque détenu, qu'il soit prévenu en attente de jugement ou condamné, est exposé au risque de contamination. Or, une part importante de la population carcérale camerounaise est justement composée de détenus en détention provisoire, parfois pour de longs mois, ce qui les expose à ce risque sans qu'ils aient même été jugés. Les personnes vivant avec le VIH sont particulièrement vulnérables, la co-infection tuberculose-VIH aggravant considérablement le pronostic.

Face à cette situation, les autorités camerounaises ont mis en place des campagnes de dépistage et affiché l'objectif d'éliminer la tuberculose d'ici 2035, mais les moyens alloués restent largement insuffisants au regard de l'ampleur des besoins. Des voix religieuses et associatives continuent de dénoncer des conditions carcérales jugées inhumaines, appelant à une réforme profonde du système pénitentiaire.

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